Nous sommes en 2012 après Jésus-Christ.

Toute la France est occupée par l'ennemi
Toute ? Non !
Un village peuplé d'irréductibles résiste encore et toujours

à l'envahisseur...

 

 

LE VILLAGE

Rencontres Informelles de Théâtre de Rue et d’Artivisme

1 semaine de résistance poétique

 

 

 

 

Le Village, comme celui d’Astérix et Obélix, est un village de résistants. Résistants politiques, résistants poétiques, résistants à l’abattement, à la facilité… Mais contrairement à la bande dessinée, notre objectif n’est pas de rester retranché derrière nos barricades. La Maison régionale de l’Environnement et des Solidarités sera notre Q.G. à partir duquel les groupes participants partiront à l’assaut des rues de Lille pour transformer la ville, pendant trois jours, en bouillonnement constant de création et de réflexion.

Pendant ces 3 jours se réuniront des groupes d’activistes ayant intégré dans leur démarche une dimension  « spectaculaire », des compagnies de théâtre de rue ayant un engagement fort dans leur démarche artistique et de simples citoyens, comédiens amateurs voire pas comédiens du tout, mais qui auront décidé de considérer la ville comme un immense terrain de jeu, pour la secouer, la réveiller, la conscientiser, l’enchanter…

 

Nous voulons croire que la rue n’est pas qu’un lieu de passage, mais aussi de partage, pas qu’un lieu de consommation, mais aussi de création.

Nous voulons croire qu’il est encore possible en ce monde d’envisager de grands moments collectifs en dehors de toute considération financière.

 

 

La ville et sa vie sont structurées par une série de lignes et de trajectoires, nous menant du boulot au métro et du métro au dodo, passant de panneau publicitaire en panneau publicitaire.
Sur ces lignes glissent des bulles dans lesquelles nous nous protégeons.
La rue, l’espace public devenu quantifiable, sécable, à céder contre monnaie sonnante et trébuchante, cultivant l’apathie et le sentiment d’insécurité, a perdu son statut d’agora, de lieu de pris de parole.
Nos lieux de travail sont des lieux de contraintes, nos maisons des camps de retranchements, au milieu des choses à la Pérec. La rue, entre les deux, reste peut être le seul espace de liberté possible.
Peut être…
Le macadam peut être un terreau d’utopie.
Le VILLAGE, c’est une machine à briser les lignes, à percer les bulles, à creuser des brèches dans lesquelles s’engouffrera ce qui pourra s’engouffrer.


Et qui sont ces fameux « habitants du Village » ?

J’en connais qui veulent lutter contre le changement climatique
J’en connais qui résistent à l’invasion publicitaire
J’en connais qui prêchent contre la société de consommation
J’en connais qui veulent défendre l’accès à la culture pour tous
J’en connais qui défendent des modes de fonctionnement non monétaires
J’en connais qui combattent les oppressions en tous genres
J’en connais même qui veulent juste raconter des histoires,
Ou répandre de la poésie
Faire le clown
Ou se trémousser sur la danse des canards…

Mais alors à quoi ça rime, tout ça ?
Qu’est-ce qui nous réunit ?

Quelque chose de viscéral, qui passe par les tripes et le cœur avant de passer par le cerveau, une énergie palpable qui circule,
Une envie de sortir des schémas imposés, cadrés, normés,
Une envie d’aller à la rencontre des gens, directement du producteur au consommateur,
Une envie de croiser nos pratiques et nos problématiques
Une envie de faire du bruit
Une envie de dire que tout est lié
Une envie de défendre l’utopie d’une mobilisation collective,
Une envie de faire de ça une grande fête…

Pour dire qu’on est là


Voilà donc ce que sera la VILLAGE : un non-festival, un événement…
➢    Non-marchand (en tout cas le plus possible).
(tous les participants sont bénévoles, les soirées sont gratuites, les repas collectifs en auberge espagnole, etc.
➢    Non-communiqué : nous ne cherchons pas à attirer le public à nos spectacles, mais plutôt à amener nos spectacles là où est le public
➢    Non-financé : aucune demande de financement n’est faite, l’événement est auto-géré.
➢    Non-institutionnel : aucune autorisation n’est demandée pour les interventions dans la rue.
➢    Non-logistique : les actions et spectacles présentés se jouent sans installation technique.

DEUX OU TROIS CHOSES QU’IL FAUT SAVOIR DE LUI…
➢    Aucune rémunération n'est versée aux participants
➢    En contre-partie, nous veillons à ce qu’aucune dépenses ne soient imposées (à part le transport). Nous nous engageons à nourrir et loger tous les participants hors région.
➢    Malgré la flexibilité de l’événement, Il y a deux règles auxquelles nous ne dérogerons pas
o    Pas de dégradation de l’espace public
o    Veiller soigneusement à ne jamais avoir un comportement qui pourrait passer pour agressif envers le public, envers les éventuelles forces de l’ordre, envers les propriétaires en cas d’investissement de lieux privés (magasins).
La seule chose que l’on veut pouvoir se faire reprocher, c’est d’avoir joué dans la rue…